
Le vélo, une passion française en plein essor
22 millions, c’est le nombre de Français qui pratiquent le vélo en vacances selon une étude publiée en 20231. Dans l’Hexagone, le cyclisme a ainsi dépassé la randonnée pédestre dans le cœur des aficionados de l’itinérance touristique. La France se place même comme la seconde destination mondiale pour le vélotourisme après l’Allemagne, avec plus de 9 millions de séjours cyclistes par an2.
La raison d’un tel plébiscite ? Le vélo peut se pratiquer seul, en famille ou entre amis, pour de courtes promenades ou de lointaines escapades, selon des niveaux de difficulté adaptables à tous. En plus, il est respectueux de l’environnement.
Résultat : les retombées économiques directes du tourisme à vélo sont estimées à 4,6 milliards d’euros (+46 % en dix ans). Et la filière générerait 33 800 emplois dans l’hébergement, la restauration, les commerces locaux, les opérateurs de tourisme et bien sûr les professions du cycle, dont on vous dresse un panorama.
« Le cyclotourisme générerait 33 800 emplois »
Vélotourisme : des bicyclettes conçues pour tous les goûts
Désormais, les vélos se déclinent à l’envi : mécanique ou à assistance électrique (VAE), tout-terrain (VTT) ou tout chemin (VTC), de route, cargo, couché ou pliant, en carbone ou en titane…
Celui qui se cache derrière cette large offre ? Le designer de vélo. Le rôle de ce créatif expert en conception et construction de cycles : dessiner des bicyclettes qui répondent aux besoins spécifiques des usagers, en alliant technicité, praticité et esthétisme. Il travaille souvent en étroit lien avec les ingénieurs et les fabricants pour s’assurer que leurs conceptions sont fonctionnelles et fiables. Il peut aussi être amené à imaginer des accessoires : sacoches, habillements, kits de réparation...
Le designer de vélo a autant le vent dans le dos que le vélotourisme. Ses talents sont donc très recherchés par les marques de cycles, les entreprises d’équipements sportifs… Alors, si vous avez une formation en design industriel ou en conception mécanique (BUT génie mécanique et productique, BTS conception de produits industriels, licence professionnelle ou école supérieure), vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Le vélotourisme a sa fédération !
Créée en 1923, la Fédération française de cyclotourisme structure la pratique du tourisme à vélo sur le territoire grâce à un maillage serré de clubs. Très dynamique, son ambition est de démocratiser toujours plus la bicyclette touristique.
Des cycles bichonnés pour des vacances à vélo au top
Si vous aimez le cyclisme et qu’en plus vous êtes un roi de la bidouille, le métier de monteur préparateur (ou assembleur, technicien) vélo est probablement fait pour vous. Au sein d’enseignes de sports et de boutiques spécialisées, son rôle est d’assembler toutes les pièces détachées – selle, chaîne, pédalier, valve, fourche… – pour en faire un ensemble qui tient la route.
Évidemment, plus le cyclotourisme se développe, plus les besoins en matière d’entretien, de révision et de conseils vont croissants. C’est là que le garagiste de vélos, ou vélociste, entre en scène ! Ce mécanicien, spécialiste de la maintenance et de la réparation, a pour mission de prendre soin du destrier des cyclotouristes de tout poil. Pour le devenir, un certificat de qualification professionnelle (CQP) mécanicien cycle – reconnu par l’État – est nécessaire. À noter : vous pouvez retrouver toutes les formations professionnalisantes répertoriées ici.
Loin de se cantonner à cette unique fonction de mécanicien, le vélociste revêt aussi la tenue de vendeur dans bien des cas. Il sait ainsi conseiller sa clientèle de cyclotouristes et lui apporter des renseignements avisés. Le métier ayant évolué, la formation et les aides également.
Certains vélocistes vont même plus loin et proposent des lieux hybrides conviviaux mêlant, par exemple, réparation de vélos et service de restauration.
Tourisme à vélo : les véloroutes font le bonheur des cyclotouristes
Le vélotourisme a émergé au XIXe siècle. Mais cela ne fait que quelques années que les vacances à bicyclette sont devenues populaires. Ce développement récent s’accompagne d’un aménagement du territoire via le déploiement d’un ambitieux schéma national des véloroutes.
Au 1er janvier 2024, le réseau comptait 21 530 km d’itinéraires ouverts aux vélotouristes. Il comprend entre autres : la Seine à vélo, la Vélobuissonnière, la Voie bleue…
Plusieurs itinéraires comme la Loire à vélo (inauguré en 2004) sont entièrement destinés au cyclotourisme. Leurs pistes cyclables, dotées d’une ingénierie propre à la pratique du cyclisme, demandent un entretien adapté régulier.
Tout un panel de métiers gravite ainsi autour de ces aménagements dédiés au tourisme à vélo : ingénieur, concepteur, ouvrier spécialisé, employé de maintenance municipal… Les collectivités sont très impliquées sur le sujet et de nombreuses informations sont accessibles sur le site Vélos & Territoires.
Le cyclotourisme a de l’avenir
Depuis plus de dix ans, l’offre de tourisme à vélo s’est fortement structurée. Pour preuve, 8 500 établissements (hébergements, loueurs de cycles, sites touristiques…) sont labellisés « Accueil vélo » aux quatre coins de la France.
Partout où les cyclotouristes passent, des services liés directement ou indirectement se développent et créent des emplois (loueur de vélos, réparateur, guide spécialisé, animateur, restaurateur…), saisonniers ou à l’année.
Et cela ne fait que commencer puisque la France souhaite devenir la première destination vélotouristique du monde à l’horizon 2030 !
Prêt à vous mettre en selle ? N’hésitez pas à demander des infos sur les formations et les offres à votre conseiller France Travail.
[1] https://www.velo-territoires.org/wp-content/uploads/2023/06/STRATEGIE_NATIONALE_TOURISME_A_VELO_LIVRET_A4_WEB-PLANCHES.pdf
[2] https://lobsoco.com/lobservatoire-du-rapport-des-francais-au-velo/